En 1811, le Nautile sous-marin des frères Coëssin, construit en bois et propulsé par quatre rameurs, est assemblé et testé au Havre. Ses nombreux défauts font abandonner le projet.
Les premiers « vrai » sous-marins
Le premier sous-marin réellement opérationnel est le Gymnote de 1887, construit par les Français Henri Dupuy de Lôme et Gustave Zédé. Long de 17m, il est propulsé par un moteur électrique de 50 chevaux, atteint 8 noeuds en surface, 4 en plongée. Il est manoeuvré par un équipage de cinq hommes. Il est armé de deux torpilles, et son rayon d’action est de 65 milles.
En 1904, l’ingénieur français Maxime Lauboeuf construit le Narval, équipé d’un périscope et de ballasts externes, il obtient la faveur de la marine de l’époque. C’est le premier sous-marin équipé d’une propulsion mixte: machine à vapeur en surface, moteur électrique en plongée. Tous les modèles ultérieurs suivront cette conception fondamentale, jusqu’aux sous-marins nucléaires.
De 1914 à 1918, les submersibles fonctionnant grâce à une propulsion Diesel-électrique peuvent être engagés en grand nombre durant la guerre. Une batterie d’accumulateurs alimente un moteur électrique de propulsion. Les batteries sont rechargées par une génératrice entraînée par un moteur diesel, utilisable en surface. En 1944, les Allemands améliorent le schnorchel (invention hollandaise), un tube à air qui permet aux U-Boots d’utiliser leur moteur diesel à faible profondeur d’immersion, évitant ainsi de venir en surface où ils sont très vulnérables.
Les sous-marins d’après guerre
À partir des années 1950, la propulsion nucléaire apparaît à bord des sous-marins, à la suite de l’USS Nautilus (SSN-571) de 1954. Le réacteur nucléaire est indépendant de l’atmosphère terrestre, il permet au submersible de devenir un véritable sous-marin. Dès son origine, à la fin du XIX siècle, le terme « sous-marin » est employé pour qualifier les premiers navires pouvant plonger sous la mer mais à des profondeurs, autonomies et vitesses très faibles. Si les performances se sont améliorées progressivement c’est seulement à la fin de la Seconde Guerre Mondiale qu’il est apparu nécessaire de différencier ces navires. Ceux naviguant surtout en surface et pouvant accessoirement plonger. Ceux de nouvelle génération dont l’autonomie sous l’eau est telle qu’ils remontent très rarement à la surface. On requalifie alors les premiers de conception ancienne, souvent construits avant guerre, de « submersibles », et les seconds, de « sous-marins ».
Les sous-marins en France
Aujourd’hui, nos forces armées Françaises sous-marines sont composées de 4 sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) et de 6 sous-marins nucléaires d’attaque (SNA).
Les SNLE, tapis dans l’océan et indétectables, patrouillent successivement pour assurer la permanence à la mer de la dissuasion nucléaire. Ils sont regroupés au sein de la Force Océanique Stratégique (FOST). Les SNA, basés à Toulon, sont aptes au déploiements lointains, ils prennent souvent l’apparence de redoutables chasseurs.



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