3 Novembre 1806. Circulaire de Henri Christophe demandant aux paroisses de se constituer en collèges électoraux:
Par une circulaire adressée aux commandants des six divisions militaires (Romain, Toussaint-Brave, Vernet, Pétion, Gérin, Férou), Christophe qui avait été proclamé le 21 octobre chef provisoire du gouvernement, quelques jours seulement après l’assassinat de Dessalines, invita les chefs militaires à demander aux paroisses de se constituer en collèges électoraux pour procéder à la nomination des membres d’Assemblée nationale chargée de rédiger une nouvelle constitution.
≡ Source: Janvier, Louis Joseph, 1855-1911. Les constitutions d’Haïti (1801-1885)[s.l.] : Éditions Fardin, 1977- vol. 1, p. 47-48.
3 Novembre 1810. André Rigaud provoqua la scission du Sud avec la République:
Le général André Rigaud, ce mulâtre qui avait provoqué la guerre civile de 1799-1888, revint à nouveau en Haïti le 7 avril 1810. Il ne pouvait accepter le fait d’être un simple citoyen ou même d’être le commandant d’une armée. En fait, dans une entrevue avec le président Alexandre Pétion, il fut investi du commandement de l’armée chargée de poursuivre Goman et de l’arrêter à défaut de le soumettre. A son retour aux Cayes, il prononça la scission de son ancien territoire et se nomma « commandant-en-chef du Département du Sud d’alors avec pouvoir de commander l’armée, de nommer les fonctionnaires civiles et les militaires, de faire des lois, de révoquer etc… A défaut d’un parlement, il créa un conseil privé composé de ses généraux et de cinq citoyens notables (Brunot-Blancher, Monbrum, Constant, Simon et Daguilh).
≡ Source: Recueil Général Des Lois Et Actes Du Gouvernement d’Haïti, Depuis La Proclamation de Son Indépendance Jusqu’à Nos Jours, Vol. 2 : 1809-1817. Forgotten Books, 2015; pp.67-69. 11/2/21, 5:33 PM 6320.011.
3 Novembre 1987. Incendie du magasin d’Emmanuel Ambroise:
On était en pleine période électorale. Les Haïtiens sont à jamais divisés (secteur dit démocratique composé principalement de partis et d’organisations du centre-gauche, organisations populaires se réclamant pour la plupart de la théologie de la libération et s’opposant à toute élection organisée par le pouvoir en place [CNG], le camp duvaliériste qui, la veille, avait essuyé une cuisante défaite, le CEP ayant rejeté leurs candidats en vertu de l’article 291 de la Constitution de 1987…) Emmanuel Ambroise, l’un des membres les plus influents du Conseil Électoral Provisoire (CEP) et propriétaire d’un magasin spécialisé en produits électroniques et instruments de musique, devint donc la première victime d’une gageure tendant à dérailler les élections prévues pour le 29 novembre. Les nombreux autres actes de terreur qui s’ensuivront (4 novembre: incendie de l’imprimerie « Le Natal »; 23 novembre: incendie du marché Salomon à Port-auPrince, pour ne citer que ceux-là) et le massacre de la ruelle Vaillant, le jour de l’élection, finirent par rendre possible ce déraillement.
Citation du jour :
≡ Source: Janvier, Louis Joseph, 1855-1911. Les constitutions d’Haïti (1801-1885)[s.l.] : Éditions Fardin, 1977- vol. 1, p. 47-48.
3 Novembre 1810. André Rigaud provoqua la scission du Sud avec la République:
Le général André Rigaud, ce mulâtre qui avait provoqué la guerre civile de 1799-1888, revint à nouveau en Haïti le 7 avril 1810. Il ne pouvait accepter le fait d’être un simple citoyen ou même d’être le commandant d’une armée. En fait, dans une entrevue avec le président Alexandre Pétion, il fut investi du commandement de l’armée chargée de poursuivre Goman et de l’arrêter à défaut de le soumettre. A son retour aux Cayes, il prononça la scission de son ancien territoire et se nomma « commandant-en-chef du Département du Sud d’alors avec pouvoir de commander l’armée, de nommer les fonctionnaires civiles et les militaires, de faire des lois, de révoquer etc… A défaut d’un parlement, il créa un conseil privé composé de ses généraux et de cinq citoyens notables (Brunot-Blancher, Monbrum, Constant, Simon et Daguilh).
≡ Source: Recueil Général Des Lois Et Actes Du Gouvernement d’Haïti, Depuis La Proclamation de Son Indépendance Jusqu’à Nos Jours, Vol. 2 : 1809-1817. Forgotten Books, 2015; pp.67-69. 11/2/21, 5:33 PM 6320.011.
3 Novembre 1987. Incendie du magasin d’Emmanuel Ambroise:
On était en pleine période électorale. Les Haïtiens sont à jamais divisés (secteur dit démocratique composé principalement de partis et d’organisations du centre-gauche, organisations populaires se réclamant pour la plupart de la théologie de la libération et s’opposant à toute élection organisée par le pouvoir en place [CNG], le camp duvaliériste qui, la veille, avait essuyé une cuisante défaite, le CEP ayant rejeté leurs candidats en vertu de l’article 291 de la Constitution de 1987…) Emmanuel Ambroise, l’un des membres les plus influents du Conseil Électoral Provisoire (CEP) et propriétaire d’un magasin spécialisé en produits électroniques et instruments de musique, devint donc la première victime d’une gageure tendant à dérailler les élections prévues pour le 29 novembre. Les nombreux autres actes de terreur qui s’ensuivront (4 novembre: incendie de l’imprimerie « Le Natal »; 23 novembre: incendie du marché Salomon à Port-auPrince, pour ne citer que ceux-là) et le massacre de la ruelle Vaillant, le jour de l’élection, finirent par rendre possible ce déraillement.
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